Détection automatique de la qualité du revêtement routier

Lubbeek

Détection automatique de la qualité du revêtement routier

Des camions équipés de caméras et de capteurs sillonneront bientôt les rues de Lubbeek. Objectif: contrôler les revêtements des chaussées pour détecter au plus tôt toute détérioration. À l’avenir, cette méthode permettra aux communes de gagner du temps et de réaliser des économies.

Le contrôle automatique des revêtements routiers est un projet-pilote de l’administration communale de Lubbeek et de l’intercommunale Interleuven. «Nous prenons des photos des voiries à l’aide de caméras time of flight (qui mesurent en temps réel un lieu en trois dimensions, NDLR) et de capteurs intelligents», précise Mark Van Heirbeeck, chef du service Bâtiments et infrastructure d’Interleuven. «Nous fixons les caméras sur le pare-chocs de nos camions, deux sur les côtés et une au centre. Il n’est pas nécessaire d’envoyer des véhicules supplémentaires sur les routes puisque les camions du service d’enlèvement des déchets EcoWerf sillonnent chaque semaine la commune pour collecter les poubelles.»

Ces camions intelligents débuteront les contrôles en avril 2019. Une fois compilés, les clichés offriront une image en trois dimensions des revêtements des chaussées. Ensuite, le système enregistrera la nature et la gravité des détériorations, en distinguant par exemple les fissures des affaissements. Les images seront soumises à des modèles et chaque fragment du réseau routier se verra attribuer une qualification: «vert» si tout va bien, «rouge» lorsqu’une réparation est urgente.

En cas de succès, cette technologie ouvrira des perspectives pour toutes les villes et communes
Davy Suffeleers, échevin à Lubbeek

Lutte contre les mauvaises herbes

Jusqu’il y a peu, des inspecteurs parcouraient les rues afin de contrôler de visu les revêtements. «Cette méthode prend beaucoup de temps et coûte donc très cher», souligne Mark Van Heirbeeck. «Le réseau routier est très étendu. Souvent, nous n’avons pas le temps de procéder à une inspection approfondie et nous constatons les détériorations trop tard. Pour les habitants, c’est une source de frustration. D’où l’automatisation.»

La commune de Lubbeek prévoit une inspection automatique des rues par an. «Nous identifierons ainsi de nombreuses détériorations à titre préventif», poursuit Mark Van Heirbeeck. «À terme, nous pourrons utiliser les caméras dans la lutte contre la prolifération des mauvaises herbes, pour juger de la qualité du marquage routier et maintenir les pistes cyclables et autres trottoirs dans un état optimal.»

À terme, nous pourrons utiliser les caméras afin de lutter contre la prolifération des mauvaises herbes
Davy Suffeleers, échevin à Lubbeek

Prometteur

Le projet-pilote est mis en œuvre par la commune de Lubbeek et l’intercommunale Interleuven, qui encourage les collaborations entre les communes, avec l’aide de l’Agence flamande pour l’innovation et l’entreprise. EcoWerf mettra ses véhicules à disposition, et l’Université d’Anvers apportera ses connaissances des systèmes de caméras. Le Centre de recherches routières est un autre partenaire important.

Le projet a été lancé en novembre 2018. «Nous sommes toujours en phase préparatoire», prévient Davy Suffeleers, échevin des travaux publics à Lubbeek. «Les premiers véhicules sortiront en avril 2019. Nous procéderons à une évaluation en 2020: en cas de succès, la technologie ouvrira des perspectives pour toutes les villes et communes. Mais il s’agit d’ores et déjà d’une primeur pour la Flandre.»

 

Découvrez les laureats