Une place PMR est-elle libre? Cette app le détecte en temps réel

«Smart Parking for Disabled People»

Une place PMR est-elle libre? Cette app le détecte en temps réel

Pour une personne handicapée, savoir en temps réel qu’une place de parking est disponible à un endroit précis peut changer la vie. À Bruxelles, le CIRB a équipé 100 places de capteurs qui envoient des informations à une app mobile. Et ce n’est qu’un début.

Le projet «Smart Parking for Disabled People» s’inscrit plus largement dans l’initiative Biotope, financée par la Commission européenne et centrée sur l’Internet des Objets (IoT). «L’objectif de l’Europe est de mettre en place un standard technologique commun pour permettre aux entreprises de lancer des projets IoT», précise Lionel van Dongen, Program Manager au sein du Centre d’informatique pour la Région bruxelloise (CIRB). «À Bruxelles, nous avons choisi de développer un use case autour des personnes à mobilité réduite (PMR), afin de leur faciliter la vie. Grâce à une application, elles peuvent géolocaliser avec précision les places de parking qui leur sont réservées, et s’assurer qu’elles sont disponibles.»

Pour cela, le CIRB, en partenariat avec les communes de Jette, Auderghem et Evere, ainsi qu’avec des entreprises comme Communithings, a disposé des capteurs IoT sur 100 places de parking PMR. «Ces capteurs utilisent le réseau NB-IoT d’Orange pour transmettre en temps réel si une place est libre ou pas, information qui est ensuite répercutée sur l’app mobile de l’utilisateur.»

À Bruxelles, 100 capteurs transmettent en temps réel à l’app mobile Parking.Brussels, l’information qu’une place PMR est disponible ou pas
Lionel van Dongen, Program Manager au CIRB

Cette information est agnostique, insiste le Program Manager: «Elle peut être affichée quel que soit le système employé par l’utilisateur. Nous avons ainsi ajouté une ‘couche’ à l’app Parking.Brussels existante, ainsi qu’à l’app spécialisée On Wheels. Un POC (Proof of Concept) a été réalisé avec BMW Group pour démontrer la faisabilité technique d’intégrer cette même information dans le tableau de bord d’une voiture – dans ce cas précis, une voiture électrique de type BMW i3. Ce POC prouve par ailleurs la possibilité, pour n’importe quel autre constructeur automobile, d’intégrer cette même information.»

Jette, Auderghem et Evere ont déterminé les places les plus pertinentes pour le lancement du projet, à proximité de commerces ou de la maison communale, par exemple. Mais ces 100 capteurs ne constituent qu’une première étape. «Si la volonté politique est là, le but est d’étendre ce dispositif à l’ensemble des places de parking PMR de la Région bruxelloise, soit 4.000 places», avance Lionel van Dongen.

La dimension participative de ce dossier compte parmi ses éléments les plus remarquables. A-t-il été difficile de coordonner autant d’acteurs différents, privés comme publics? «Cela s’est avéré relativement facile, même si ces acteurs européens ne parlaient pas forcément la même langue. Il faut dire que l’aspect sociétal – venir en aide à une population “sensible” – et innovant de ce projet, ainsi que la volonté de parvenir à un dispositif simple et efficace, ont créé une vraie motivation.»

Le coût du projet, soit 60.000 euros, a été couvert par la Commission européenne dans le cadre du dispositif Biotope. Et Lionel van Dongen de conclure: «Les retours des premiers utilisateurs sont tous très positifs. En outre, ce projet permet de sensibiliser les entreprises, les autorités ainsi que le grand public à la qualité de vie des personnes à mobilité réduite.»

 

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