L’IEP de Malines assure la réintégration économique des jeunes socialement vulnérables

Université d’Anvers

L’IEP de Malines assure la réintégration économique des jeunes socialement vulnérables

À Malines, des jeunes socialement vulnérables retrouvent un avenir économiquement utile grâce à la méthodologie intégrée née du projet-pilote de participation économique inclusive (PEI). Après l’évaluation prévue en juillet, d’autres villes et organisations pourront faire appel à cette méthodologie.

La participation économique inclusive (PEI) est un projet innovant qui se concentre sur la réinsertion économique de jeunes socialement vulnérables indique sa promotrice, Nathalie Vallet, au sein de l’Université d’Anvers.

Hub central

«Notre méthodologie apporte une plus-value par rapport aux services actuels», assure-t-elle. «Les dispositifs existants pour les jeunes socialement vulnérables sont répartis dans toute la ville: les formations se font à l’endroit A, l’accompagnement sur le marché du travail est organisé à l’endroit B, les logements adaptés sont proposés à l’endroit C, etc. Le groupe-cible y voit un obstacle à une amélioration rapide et adéquate de sa position de vulnérabilité. Une offre de prestataires de services géographiquement concentrée, qui rencontre à la fois leurs besoins, ceux du consommateur et ceux du producteur, témoigne d’une approche plus holistique et efficace. C’est ce que nous faisons à l’athénée Busleyden à Malines.»

Les jeunes peuvent à nouveau croire en eux-mêmes, dans leurs rêves et dans leurs ambitions
Nathalie Vallet, promotrice du projet au sein de l’Université d’Anvers

Égalité et respect

«Une deuxième différence réside dans le fait que nous accompagnons individuellement chaque jeune, ce qui le renforce. Nous inversons la hiérarchie: le bénéficiaire d’aide devient un client. Cela crée une relation unique d’égalité et de respect mutuel. C’est surtout la tâche de nos partenaires Arktos et Emino.»

«Par ailleurs, nous investissons simultanément dans l’image de soi psychosociale, la capacité sociale et l’autonomie économique des jeunes. Ceux qui trouvent un emploi et ont accès à des produits et services adéquats peuvent participer pleinement à la société.»

«Vu les besoins futurs de notre société, nous concentrons la réinsertion sur un certain nombre de secteurs, dont l’horeca durable, les petits boulots dans le quartier, l’économie circulaire et la construction de sites Web de services pour des jeunes socialement vulnérables. Outre Arktos et Emino, nous collaborons pour cela avec le groupe Intro, la Zorgbedrijf Rivierenland, le VDAB et la Ville de Malines.»

Une offre de services centralisée est indispensable pour les citoyens vulnérables à la recherche d’un ancrage
Nathalie Vallet, promotrice du projet au sein de l’Université d’Anvers

Approche unique, emplacement unique

La participation économique inclusive n’est pas mise en œuvre dans un simple bâtiment, mais dans un espace que les jeunes peuvent s’approprier. Cet élément aussi est indispensable à la réussite du projet. En effet, la participation et la motivation des jeunes augmentent lorsqu’ils peuvent donner forme au site de la PEI. «Cette approche est nouvelle. Et au début, certains partenaires ont dû s’y habituer. Selon nous, cela permet aux jeunes de croire à nouveau en eux-mêmes et dans leurs rêves et ambitions.»

Une évaluation approfondie est prévue au terme du projet-pilote. Ensuite, l’objectif est de laisser à d’autres organisations et villes la possibilité d’utiliser la méthodologie développée.

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