Un dôme technologique pour découvrir les métiers scientifiques

Province de Liège

Un dôme technologique pour découvrir les métiers scientifiques

Afin de mieux faire connaître aux jeunes les métiers scientifiques et technologiques en pénurie, la province de Liège a développé la Technosphère. Un dôme où 12 élèves – garçons et filles – utilisent la réalité virtuelle pour construire un parc éolien.

«Nous avons conçu la Technosphère comme une expérience interactive et collaborative destinée à promouvoir, auprès des élèves du 3e degré du secondaire, les filières de l’enseignement supérieur scientifique et technologique», définit d’emblée Valérie Baesch, inspectrice coordinatrice du projet au sein de la Direction générale de l’enseignement et de la formation de la province de Liège. «Des filières qui préparent à des métiers en pénurie mais à haute valeur ajoutée pour notre région.»

Cette expérience «smart» se présente sous la forme d’un dôme de 7,5 mètres de diamètre et de 4,5 mètres de hauteur, doté de 4 casques de réalité virtuelle et de 12 tablettes tactiles. Concrètement, 12 élèves y prennent place en formant 4 équipes; chaque séance dure 1 heure et demie, est encadrée par 2 animateurs et se voit prolongée et approfondie par les enseignants dans leurs cours respectifs. Durant l’année académique 2018-2019, plus de 2.000 élèves auront pris part à cette aventure d’un nouveau genre.

Les jeunes participants doivent relever ensemble un défi environnemental sous la forme d’un «serious game». «La première thématique de la Technosphère vise à leur faire construire – virtuellement, bien sûr – un parc éolien. Nous avons eu des retours très positifs, tant de la part des enseignants que des élèves. Ceux-ci découvrent la grande diversité des métiers et ont envie de pousser les portes des établissements d’enseignement supérieur, ne serait-ce que pour se renseigner davantage.»

Les enseignants, quant à eux, sont invités à travailler autour de la thématique retenue: cette année, l’énergie éolienne; l’an prochain, la gestion durable de l’eau. «Nous prenons appui sur les référentiels de compétences de fin de secondaire», précise Valérie Baesch. «Nous développons un dossier pédagogique et des parcours de formation possibles dans notre région, en lien avec les métiers présentés. Tous ces outils sont mis en ligne et disponibles gratuitement. L’activité au sein du dôme est elle aussi gratuite.»

Les filles participant à cette activité sont ainsi sensibilisées à des métiers auxquels elles n’auraient peut-être pas pensé
Valérie Baesch, inspectrice coordinatrice à la Province de Liège

La Technosphère est l’occasion de court-circuiter un cliché voulant que les métiers scientifiques soient réservés aux hommes. «Il y a un élément de réalité dans cette image: les filières scientifiques constituent des champs de recrutement essentiellement masculins», rappelle l’inspectrice coordinatrice. «Nous avons œuvré sur cette question du genre de plusieurs façons. En prêtant attention à proposer des avatars autant féminins que masculins, en faisant intervenir des experts des deux sexes… Les filles participant à cette activité sont ainsi sensibilisées à des métiers à propos desquels elles n’auraient sans doute pas cherché de l’information.»

Soutenu par le Fonds social européen et porté par la province de Liège (qui jusqu’à présent ont ensemble assuré le financement, à hauteur de 900.000 euros), le projet Technosphère repose sur de nombreux partenariats: monde académique, entreprises actives dans les secteurs explorés, qui ont tous contribué au développement technologique et pédagogique de la plateforme.

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