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Dilsen-Stokkem transforme une ruine en école passive

Après 40 ans d’activité intensive, l’école communale des métiers de la construction de Dilsen-Stokkem se trouvait complètement délabrée. Au lieu de la fermer et de perdre 40 emplois, l’administration communale a inscrit une primeur à son actif: en faire l’une des premières écoles passives de Flandre.

En septembre 2015, le personnel enseignant et les 110 élèves de Dilsen-Stokkem ont fait leur entrée dans un bâtiment flambant neuf. «Dans notre école, vous pouvez apprendre la construction, la menuiserie, la construction métallique et la peinture», détaille Sofie Vandeweerd, premier échevin de Dilsen-Stokkem. «Des orientations qui exigent de vastes locaux pour les cours pratiques. Nous avions donc besoin de beaucoup d’espace: 5.500 m², pour être précis. Et il n’est pas évident de réaliser un bâtiment passif d’une telle superficie. D’une part, nous souhaitions un édifice qui fasse oublier l’image décrépite de l’ancienne construction. D’autre part, nous désirions réduire nos dépenses en énergie.»

Construction souterraine

Pour réaliser ces économies, l’école fut en partie enterrée. «Les locaux du rez-de-chaussée pour les cours pratiques sont hauts de cinq mètres», décrit Sofie Vandeweerd. «Le plancher est situé à trois mètres sous le niveau du sol, où la température reste à peu près constante toute l’année. Les deux mètres supérieurs se composent d’une large baie vitrée, afin de garantir une entrée suffisante de lumière du jour.» La dimension passive de l’école a permis de réduire à zéro les frais d’énergie, soit une économie de plus de 150.000 euros par an pour la commune.

L’éclairage artificiel ne s’allume automatiquement que si la lumière du jour est insuffisante. Mais ce n’est pas tout. «Le chauffage, la ventilation et l’éclairage tirent leur énergie de plusieurs sources basées sur le principe du cradle to cradle. On récupère notamment la chaleur humaine et celle des machines utilisées dans les locaux des cours pratiques.»

Les écoles sobres en énergie sont les écoles du futur
Sofie Vandeweerd, premier échevin de Dilsen-Stokkem

L’énergie produite par l’école est neutre en CO2. La géothermie et les pompes à chaleur permettent de chauffer les locaux l’hiver grâce à la chaleur stockée dans le sol l’été. «Les résidus de bois produits par les cours de menuiserie sont également récupérés et servent de combustible pour une chaudière», complète le premier échevin. Bien entendu, le toit est équipé de panneaux solaires.

Qualité accrue

Pour Sofie Vandeweerd, les écoles sobres en énergie sont les écoles du futur. «L’énergie est l’un des principaux postes de frais d’une institution d’enseignement. Nous pouvons affecter les économies que nous réalisons dans ce domaine à la qualité du matériel didactique et à tout ce qui profite aux élèves.»