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La mobilité douce au cœur de la politique de Vivalia

Achat d'un véhicule électrique, plateforme de covoiturage, participation au programme ’Tous vélo-actifs’: l'intercommunale de soins de santé Vivalia développe sa politique de mobilité douce dans ses établissements des Provinces de Namur et de Luxembourg.

Depuis 2015, Vivalia repense la mobilité entre ses différents sites, parfois distants de 130 kilomètres. Pour atteindre ses objectifs, l’intercommunale a nommé une mobility manager, Sarah Lecomte: «Au sein de Vivalia, j’avais une fonction de chef de projets, dont certains touchaient à la mobilité. J’avais déjà noué des contacts avec la Région wallonne et la Province. Il est important pour ces acteurs d’avoir une personne de référence.»

Avec l’aide de la Province, Vivalia a d’ailleurs acquis un véhicule électrique pour récolter les échantillons sanguins auprès des généralistes. «Nous avons dû apprendre à utiliser ce type de véhicule. Si les conditions climatiques sont favorables, la voiture peut parcourir environ 100 kilomètres sans devoir être rechargée. En collaboration avec ORES, nous avons placé des bornes de recharge sur trois sites, à Marche-en-Famenne, Libramont et Arlon. C’est une première dans le milieu hospitalier.»

Pour un déplacement domicile-lieu de travail, en deçà de 15 kilomètres, préférez le vélo à la voiture
Sarah Lecomte, mobility manager chez Vivalia
Vélo ou covoiturage: à vous de choisir

Vivalia a également déployé une plateforme de covoiturage à destination des employés et participe, depuis avril 2016, au programme ’Tous vélo-actifs’. «Ce programme de la Région wallonne, qui incite à utiliser son vélo pour les déplacements domicile-lieu de travail, regroupe plusieurs entités. Sur 4.500 agents, la moitié habitent dans un rayon de 15 kilomètres. Ce sont ces personnes-là que nous visons. Au-delà de 15 kilomètres, il est préférable de faire du covoiturage. Bien sûr, nous répondons à certains besoins mais nous en créons d’autres. Un médecin nous a ainsi interpellés parce qu’à certains endroits, les abris pour vélos manquent. Nous allons y remédier. Nous voulons vraiment offrir des solutions durables de mobilité.»

«Nous devons montrer l’exemple»

Si les premières personnes visées par le programme de mobilité sont les médecins et les agents, les patients sont eux aussi sensibilisés. «En voyant les changements d’habitude des médecins et des agents, les patients sont indirectement conscientisés au problème de mobilité. Avec l’habitat, la mobilité est l’un des domaines les plus énergivore de notre société. En tant qu’intercommunale de soins de santé, Vivalia se doit de montrer l’exemple. Avec le nombre d’agents dont nous disposons et l’impact que ceux-ci peuvent avoir sur les patients mais aussi leur entourage, une dynamique se met en place.»

D’ici à 2025, d’autres changements verront certainement le jour puisqu’un regroupement des sites est prévu dans un nouveau complexe hospitalier au centre-sud de la Province de Luxembourg. Les sites actuels deviendront des polycliniques. «Nous devons penser la mobilité en sachant qu’un nouveau site verra le jour. Nous restons convaincus qu’avant même la construction du nouvel hôpital, si nous réalisons des actions de mobilité dans les 44 communes où Vivalia est présente, cela aura un effet boule de neige qui ira au-delà des médecins et des agents.»