Le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit

L'économie circulaire est en plein essor. Belfius et son partenaire, la Banque européenne d’investissement (BEI), ouvrent une ligne de crédit dédiée au financement de projets liés à cette nouvelle économie. Objectif? Stimuler les nouvelles initiatives dans ce secteur.

Nos ressources sont limitées. En optimaliser la consommation doit devenir une priorité. Tant pour les citoyens que pour les pouvoirs publics. «L’économie circulaire est en pleine évolution. De plus en plus d’initiatives citoyennes voient le jour. Par moments, elles se rapprochent de l’intégration sociale. Voyez l’émergence des bourses d’échanges. Offrir une seconde vie à un objet, c’est important, même s’il est bon de rappeler que fondamentalement, le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit», s’enthousiasme Patrick Devis, directeur Marketing Public & Corporate Banking chez Belfius.

Encourager les initiatives citoyennes et collectives

Pierre-Emmanuel Noel, Senior Banker à la BEI, et Patrick Devis souhaitent que cette nouvelle ligne de crédit soit génératrice de nouveaux projets, tant individuels que collectifs. «Les décideurs locaux doivent essayer, dès la conception de leur projet, d’intégrer cette nouvelle dimension d’économie circulaire. Les financer à des taux intéressants est bien sûr un plus. C’est l’avantage numéro un, celui par lequel nous voulons atteindre un maximum d’investisseurs», souligne Pierre-Emmanuel Noel.

Nous sommes convaincus de l’importance de cette nouvelle ligne de crédit
Patrick Devis, directeur Marketing Public & Corporate Banking chez Belfius

«Le deuxième avantage s’adresse plutôt au monde politique.  Grâce à ce type de crédit, les pouvoirs publics peuvent faire valoir une gestion up-to-date. Nos décideurs sont visionnaires. Ils ont des ambitions plus grandes que la répétition de ce qui a déjà été réalisé par le passé», poursuit Patrick Devis. «Autre avantage: la communication autour des projets réalisés. Pour nous, il est essentiel de pouvoir inspirer le plus de citoyens et d’intercommunales à se lancer dans l’aventure.»

Respecter des critères précis

Pour faciliter l’octroi de ce crédit, la BEI et Belfius ont défini des critères d’éligibilité stricts et précis, mais réalistes, dans six domaines: mobilité, efficacité énergétique, régénération urbaine, traitement des déchets, traitement des eaux et e-gov, avec des points d’attention spécifiques pour l’économie circulaire.

«Nous avons défini ces critères pour permettre aux promoteurs, souvent issus du secteur public, de nous soumettre un projet qui relève soit de l’économie circulaire soit des «Smart Cities». Ces critères ont été définis par des ingénieurs, économistes et spécialistes environnementaux de la BEI et de Belfius. Nous nous appuyons sur des labels déjà validés, comme le label EcoQuartier en Région wallonne, qui permettent une procédure d’autorisation  automatique des crédits. Il peut aussi arriver que le projet nous soit présenté individuellement. Nous nous assurons alors en interne qu’il répond bien aux caractéristiques a minima fixées», précise Pierre-Emmanuel Noel.

Le concept d’économie circulaire se greffe ainsi sur ces six piliers et sur la stratégie souhaitée par la Commission européenne. «Nous sommes convaincus de l’importance de cette nouvelle ligne de crédit. Celle-ci retient d’ailleurs toute l’attention de l’Union européenne qui dispose déjà d’un grand nombre de lois relatives à cette thématique», concluent les deux experts.

Les décideurs locaux doivent essayer, dès la conception de leur projet, d’intégrer cette nouvelle dimension d’économie circulaire
Pierre-Emmanuel Noel, Senior Banker à la EIB