L’hôpital imprime en 3D des dispositifs sur mesure

Six dispositifs médicaux sur dix ne sont plus utilisés après un an, car jugés trop stigmatisants, pas suffisamment fonctionnels ou trop douloureux. Souvent conçus dans une perspective «one size fits all», ils ne satisfont pas aux besoins personnels du patient. C’est pourquoi l’hôpital universitaire de Gand expérimente désormais l’impression 3D pour créer des dispositifs sur mesure après une amputation, une paraplégie ou une lésion cérébrale.

Des ergothérapeutes, des concepteurs et des techniciens réfléchissent avec le patient à une solution à son problème moteur.

Le projet réunit ainsi plusieurs parties et permet de discuter de l’impact psychologique des dispositifs. Cette interaction donne au fabricant une meilleure idée des souhaits et besoins du patient, tandis que celui-ci comprend mieux ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.

Cette plus grande implication semble mener à une meilleure acceptation et à une utilisation prolongée des dispositifs, ce qui favorise la qualité de vie et accélère la réintégration sociale. Notons que le coût de fabrication de ces petits dispositifs autoproduits ne dépasse pas 10 à 100 euros.