Depuis 2013, cinq universités et hautes écoles ont émis des obligations via la banque 100% belge

Geert Gielens
chief economist de Belfius

Nouvelles formes de financement pour les écoles

Alors que la Wallonie et la Flandre souffrent du vieillissement de la population, c’est le phénomène inverse qui domine à Bruxelles. La région rajeunit sous l’effet des flux migratoires et de l’attrait qu’elle exerce sur les jeunes ménages. Conséquence: un cruel manque d’écoles. Pour faire face à la forte poussée démographique dans la capitale, il faudrait en construire 125 supplémentaires d'ici peu.

Belfius participe au financement de ces travaux. Et dans ce contexte, les solutions interactives, comme l’émission d’obligations, le crowdfunding et les partenariats public-privé (PPP) sont de plus en plus utilisés. Le succès de ces formules tient aux conditions de financement intéressantes et à la diversification des sources de financement qu’elles permettent d’obtenir.

Belfius s’est déjà forgé un remarquable palmarès dans les financements alternatifs. Depuis 2013, cinq universités et hautes écoles ont émis des obligations via la banque 100% belge. Au total, dix instituts de connaissance ont créé au sein de la banque un programme leur permettant d’émettre des titres de créance (billets de trésorerie) à court et long terme. Aujourd’hui, ces émissions représentent un encours de 138 millions d’euros. On peut notamment citer l’émission obligataire de la VUB en octobre 2015 et celle de l’Université de Mons en janvier 2016.