La zone de basses émissions permet à 200.000 Anversois de respirer un air plus pur

Anvers

La zone de basses émissions permet à 200.000 Anversois de respirer un air plus pur

Première ville belge à prendre une telle décision, Anvers a instauré une zone de basses émissions (ZBE) au début de l’an dernier. Pour améliorer la qualité de l’air, les véhicules les plus polluants sont désormais interdits dans le centre.

Depuis l’instauration de la ZBE, 99% des véhicules qui circulent en ville respectent les conditions d’accès. Et 200.000 Anversois respirent ainsi un air plus pur. La ZBE réduit surtout les émissions de particules fines et donc l’exposition des habitants à des concentrations trop élevées. Pour les enfants, les personnes âgées et les malades, la différence n’est pas négligeable.

Seuls les voitures, bus et camions qui respectent l’euronorme définie peuvent encore pénétrer dans la ZBE. Les véhicules essence, CNG (gaz naturel) et LPG (mélange de gaz) doivent être conformes à l’euronorme 1. Pour les véhicules diesel, c’est au moins l’euronorme 4. Un véhicule diesel euronorme 3 équipé d’un filtre à particules pourra circuler dans la zone jusqu’au 31 décembre 2019. Les conditions d’accès seront à nouveau durcies en 2020.

Trente points de contrôle

Afin de garantir le respect de ces règles, les véhicules qui pénètrent en ville sont automatiquement contrôlés à 30 carrefours et voies d’accès via un dispositif de reconnaissance de plaque d’immatriculation. Grâce à une connexion avec la base de données ZBE flamande couplée à la base de données de la DIV (Direction pour l’immatriculation des véhicules), le logiciel ZBE sait si un véhicule peut pénétrer dans la zone de basses émissions. Les voitures en règle entreront dans la ZBE sans formalité, à l’inverse de l’Allemagne par exemple, où il faut acheter une vignette.

En novembre 2017, 99% des véhicules en centre-ville respectaient déjà les conditions imposées par la ZBE
Filip Lenders, directeur Énergie et Environnement à la Ville d’Anvers

«La reconnaissance des plaques d’immatriculation s’effectue par l’intermédiaire de caméras fixes», précise Filip Lenders, directeur Énergie et Environnement à la Ville d’Anvers. «Jusqu’à la fin de 2017, ceux qui n’étaient pas en règle recevaient une amende de 125 euros. Ce montant a été porté à 150 euros depuis le début cette année.»

Ceux qui respectent les normes ne sont bien entendu pas sanctionnés. Si vous n’êtes pas certain que votre véhicule puisse pénétrer en ville, vous pouvez le vérifier en saisissant sa plaque et la date de première immatriculation sur un site Web spécialement lancé à cet effet. Les propriétaires d’un véhicule non conforme pourront acheter un maximum de huit pass journaliers par an afin de circuler dans la ZBE.

Moins de particules fines en centre-ville

Avec l’introduction de la ZBE, le nombre de véhicules basses émissions dans la ville est passé de 80% début 2015 à 94,7% en février 2017. «Et en novembre dernier, 99% des véhicules étaient déjà conformes aux conditions requises pour circuler en ZBE», se réjouit Filip Lenders.

«On note donc une évolution dans la composition du parc de véhicules. Elle a sans doute mené à une réduction des émissions de matières polluantes, avec un effet positif sur la qualité de l’air.»