Smart Award Nominee

Un système de transport intelligent à Namur d’ici à 2018

Avec son futur système de transport intelligent, la Ville de Namur pourra récolter des données relatives à la mobilité. Des données centralisées et traitées pour informer en temps réel les usagers sur l’accès au centre-ville: trafic, parking, transport en commun, etc.

La Ville de Namur affiche clairement son ambition de devenir une Smart City. L’objectif de son système de transport intelligent (STI) est la diffusion, auprès des citoyens, d’informations liées à la mobilité et de solutions qui prennent en compte les divers modes de transport.

L’open data au service d’une mobilité plus fluide

Concrètement, des dispositifs de récolte de données (caméras de reconnaissance automatique des plaques, capteurs, boucles de comptage, etc.) seront placés sur les principaux axes routiers menant à la ville. Des panneaux diffuseront de l’information relative à la circulation et au stationnement. «Ces équipements sur routes seront complétés par deux tableaux de bord, l’un pour l’administration et l’autre pour les citoyens», indique Catherine Noël, cheffe du service Mobilité. «Les données en open data seront récupérées et valorisées, avant d’être centralisées et traitées pour donner une information fiable et en temps réel tant aux usagers qu’aux gestionnaires du réseau.»

Avec l’open data, nous pourrons donner une information fiable en temps réel aux usagers et aux gestionnaires
Catherine Noël, cheffe du service Mobilité de Namur

Le STI informera les usagers du mode de transport, de l’itinéraire et de l’endroit de stationnement adéquats. «Nous voulons vraiment, avec ce système, encourager de bonnes pratiques en matière de mobilité», ajoute Bérénice Ruyssen, collaboratrice du service Mobilité. Un échange d’information qui n’est possible qu’avec l’open data: «La mobilité concerne tout le monde», confirme Catherine Noël. «Nous souhaitons rendre la ville plus accessible, avec les mêmes infrastructures, grâce aux technologies plus smart. En outre, le STI permettra d’aider à la réalisation d’autres projets de mobilité comme par exemple, le projet d’une bande de bus unique et dynamique. À l’aller, le bus roulera dans un sens et dans l’autre sens au retour.»

Deux conventions de choix

Plusieurs partenaires ont répondu favorablement à l’élaboration du cahier des charges: le service public de Wallonie (SPW)-Direction des routes de Namur, le groupe TEC Namur-Luxembourg, le centre de trafic de la Région wallonne PEREX et la Sofico (Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures). Une convention a d’ailleurs été signée avec cette dernière et la Wallonie pour la transmission des données. «La Sofico et le SPW nous permettent d’utiliser leurs réseaux de fibre optique et électrique: il s’agit d’un échange de services totalement gratuit entre la Ville de Namur, la Sofico et le SPW, à qui nous transmettrons les données récoltées», précise la cheffe du service Mobilité.

Une deuxième convention lie la Ville de Namur à l’Agence wallonne de l’air et du climat (AWAC) et à l’Institut scientifique de service public (ISSeP). «Le STI a été l’opportunité de créer un partenariat en vue de l’installation d’une station permanente de mesure de la qualité de l’air complétée par un réseau de micro-capteurs à Namur et Jambes», apprécie Bérénice Ruyssen.

Le cahier des charges pour le futur système de transport intelligent a été dévoilé en janvier, pour une mise en service fin 2018, début 2019.